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mercredi 18 octobre 2017
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Publié le  - 2
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Le docteur François Benedetti se barricade à  - 28447340.jpg
François Benedetti, 68 ans, était dès mercredi à la CPAM de Bastia pour soutenir son collègue André Rocchi.
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Le docteur François Benedetti l'avait annoncé mercredi : son entrevue avec la CPAM serait agitée…

Depuis hier matin, il est donc barricadé à l'intérieur du bureau du médecin-conseil où il a donc passé la nuit. Comme à son confrère le docteur Rocchi, entendu la veille, il lui est reproché un trop grand nombre de prescriptions de médicaments non substituables, des médicaments non génériques, les princeps, dans le jargon médical.« Nous le soutenons totalement, clame le docteur Antoine Grisoni, de l'URPS médecins libéraux. Tous les mois, la France mets sur le marché des médicaments qui coûtent les yeux de la tête ! Récemment il y a eu une boîte de médicaments qui coûte 19 000 euros pour le traitement de l'hépatite C ! Et on n'est même pas sûrs que cela soit vraiment efficace. Après on vient chercher des médecins pour 40 centimes d'euros sur une boîte… ? »

Serein, calme, le docteur François Benedetti, officiant dans le Fiumorbu, a passé sa journée à discuter du problème avec le directeur de la caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) avec le médecin chef. Et avec son avocat, Régis Hidalgo : « Mon client se sent humilié. Il ne retient personne mais il restera là tant qu'il le faudra. Il veut la levée des sanctions pour tous les médecins poursuivis. Et on nous a annoncé qu'il y en avait non pas 500 mais 620 dans toute la France. Le docteur Benedetti a 40 ans de pratique de la médecine dans le rural, il a 68 ans et aujourd'hui on le traite comme un adolescent qui a fauté. »

Au nom de la liberté de prescription

Le défenseur se réfère aux textes de lois: « On lui dit qu'il a eu des manquements. Or, je rappelle l'article L.162 du code de la sécurité sociale qui rappelle les principes de l'intérêt des assurés sociaux : le libre choix du médecin et sa liberté de prescription. Certes l'article L. 162. 1 demande la plus stricte économie, mais indique qu'elle doit être compatible avec la qualité et l'efficacité des soins. »

L'avocat rappelle enfin les fondamentaux :« Si le docteur Benedetti a prescrit des médicaments qui n'étaient pas génériques, c'est pour le bien de ses patients. »

Aucune intervention des forces de l'ordre n'était heureusement à l'ordre du jour hier.

La caisse nationale d'assurance maladie se refusant à accéder aux demandes du docteur Benedetti, l'occupation pourrait durer encore ce vendredi.

 

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Vos derniers commentaires
20/02/2015 à 19h34

oui c'est bien qu'il ne cède surtout pas, il sera poursuivi pour apologie des soins efficaces

20/02/2015 à 13h36

Soutenons ces médecins qui se font faire pan pan cucu pour vouloir soigner leurs patients en leur âme et conscience !!! Liberté Égalité Fraternité