En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation adaptée à vos centres d'intérêts et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus sur notre politique de cookies.

jeudi 14 décembre 2017
S'inscrire?

Publié le  - 4
Réagir Imprimer Envoyer Partager Partager sur facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur Linkedin
share-logo
Service de l'eau : la régie adoptée par le co - 28495072.jpg
Après avoir déclaré la procédure d'appel d'offres infructueuse, les élus de la communauté d'agglomération bastiaise ont jusqu'à la fin de l'année pour créer la régie, intégrer les personnels et faire tourner le service public.Gérard Baldocchi
Partager

À l’issue d’un débat marqué par l’émission de réserves sur le fonctionnement de la structure, les élus sont parvenus à faire avancer un dossier au point mort depuis plus d’un an.Mais le plus dur reste à venir

Une solution pour la gestion du marché de l'eau de la communauté d'agglomération de Bastia a enfin été trouvée. Les élus ont voté hier matin, la création d'une régie à personnalité morale (EPIC) pour gérer le service de l'eau et de l'assainissement.

Si le président François Tatti avait livré, la veille du conseil communautaire, une explication de texte, le débat a duré tout de même deux heures en présence de nombreux agents de l'office hydraulique.

Il faut dire que c'est l'aboutissement d'un long processus qui a débuté voilà deux ans et qui a alimenté à la fois les polémiques et les tensions sociales. En avril 2013, les élus avaient opté pour une délégation de service public pour assurer la gestion du marché.

L'appel d'offres avait été lancé et deux candidats y avaient répondu : l'OEHC actuel délégataire et Veolia. Les négociations ont été vaines avec des postulants trop gourmands financièrement selon les élus et la Cab a dû renoncer à poursuivre en DSP. La création d'une régie apparaissait comme l'une des dernières solutions.

« Aucun dérapage n'est envisageable »

Pour autant, les responsables de la Cab ne peuvent émettre un « ouf » de soulagement. En témoignent, les nombreuses réserves dont les conseillers ont fait part hier sur le fonctionnement et la gouvernance de la future structure.

À commencer par Gilles Simeoni. Le maire de Bastia n'était pas, à l'origine, favorable à la création d'un EPIC mais il a dû comme d'autres, mettre de l'eau dans son vin dans ce dossier : « Nous n'avons pas de prévisionnel affiné sur ce que va nous coûter la régie, sur la période de transition, sur les financements liés aux travaux sur le réseau. »

En créant la régie, la Cab devra se doter de matériel (locaux, camions…), intégrer la soixantaine d'agents de l'office affectés au service de l'eau, organiser la facturation, financer les travaux à la fois d'urgence et structurels, pour renouveler les installations dont certaines sont vétustes. Il faut enfin recruter un directeur et entre autres, un ingénieur.

Si François Tatti estime le coût de la transition à 700.000 euros, les calculs du maire de Bastia sont moins optimistes : « Il faut prévoir selon moi près de 1,3 million d'euros. C'est pourquoi, nous devons être vigilants sur le contrôle de toutes les dépenses. Aucun dérapage n'est envisageable. La régie n'a pas vocation à devenir un outil politique au service de pratiques révolues. »

Pierre-Noël Luiggi, en chef d'entreprise avisé a été plus loin et de façon plus directe: « J'attire votre attention sur le recrutement du directeur. Ses performances devront être évaluées et le conseil d'administration devra pouvoir le révoquer si les résultats ne sont pas au rendez-vous. »

Francis Riolacci pour le groupe communiste n'est pas contre la régie communautaire mais espère « qu'une tarification sociale sera mise en place pour les populations les moins favorisées ».

Sur ce dossier, l'opposition n'agit pas de concert puisque Jean Zuccarelli pour le PRG se montre très critique :« Le bilan de la DSP est pour moi positif, par rapport au coût ou à la compétence des personnels. Avec la régie, on nous prépare à une hausse significative du prix de l'eau qui est inacceptable dans le contexte actuel. »

Résultat des courses : la création de la régie a été adoptée avec la voix de Francis Riolacci. Jean Zuccarelli s'est abstenu.

Le prix de l'eau, selon le consultant qui réalisé l'étude comparative entre DSP et régie, augmentera quoi qu'il arrive. Une hausse inéluctable de 10 % d'ici 2020 avec l'option régie et de 20 % voire plus, dans le cadre d'une procédure de délégation de service public.

La Cab ne dispose que de quelques mois pour mettre en place cette structure, élaborer son plan de financement, trouver des locaux et intégrer les personnels de l'office hydraulique. Autant dire qu'on n'a pas fini de parler du service de l'eau et de l'assainissement de l'agglomération bastiaise.

Le délai de 15 jours au-delà duquel il n'est plus possible de contribuer à l'article est désormais atteint.
Vous pouvez poursuivre votre discussion dans les forums de discussion du site. Si aucun débat ne correspond à votre discussion, vous pouvez solliciter le modérateur pour la création d'un nouveau forum : moderateur@nicematin.com

Vos derniers commentaires
26/02/2015 à 23h06

Pas d article sur la crise a l office hydraulique ? Heureusement que je paie pas pour lire vos infos

25/02/2015 à 18h57

L'offre de KYRNOLIA garantissait aux salariés leurs acquis sociaux. Qu'en sera-t-il avec la Régie ?

25/02/2015 à 13h43

remarquez , chez nous dans les petits villages il est pratiquement public ...

25/02/2015 à 13h42

j'ai une grande réforme à te proposer : que le vote devienne public ! ceux qui ont voté pour cette équipe paieront les impôts supplémentaires s'il y en a , et s'ils baissent seront les seuls à avoir leurs impôts baissés ! ( ET LA VOUS VERREZ !!! ) !!!!!!comme pour Hollande d'ailleurs ...la gauche en faillite

25/02/2015 à 12h31 | 1

Gilles Simeoni. " Nous devons être vigilants sur le contrôle de toutes les dépenses. Aucun dérapage n'est envisageable. La régie n'a pas vocation à devenir un outil politique au service de pratiques révolues. " Quand les nationalistes se frottent à réalité, ils deviennent de suite plus raisonnables !!! Reste que les contribuables de la Communauté d'Agglomération de Bastia, ont du mouron à se faire pour leurs impôts locaux !!!!